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♦ Lorsqu'elle a un week-end de libre,
Eleonora s'empresse de boucler ses valises, direction l'
Italie. Elle affirme qu'il lui est plus difficile aujourd'hui de
vivre loin des siens qu'à ses débuts.
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« Lorsque j'étais
petite fille, je n'avais qu'une chose en tête : enfiler mes chaussons et
danser. Je savais qu'ici j'étais entourée des meilleurs et j'ignorais ce qui pouvait se passer ailleurs. Ce n'est qu'en grandissant que l'on prend conscience de ses manques
».
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♦ Mais que peut-il donc bien manquer à la première danseuse de l'Opéra de Paris ?
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« Pas grand-chose en fait. Seulement ma
terre natale et davantage de chaleur humaine
».
Pourquoi dans ces cas-là ne postule-t-elle pas à la
Scala de Milan ? Elle explique qu'elle y a été lorsqu'elle avait dix ans et que l'endroit ne lui a pas plu :
« La Scala souffre d'un
manque évident d'organisation et de moyens. Les danseurs ne répètent pas autant que nous. Si je partais pour Milan, je sais que mon niveau en pâtirait. Ici, nous avons les meilleurs chorégraphes et le meilleur matériel et nous pouvons compter sur
un public nombreux et fidèle contrairement aux autres villes européennes.
»•
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♦ Pour preuve, cela fait maintenant plusieurs semaines qu'il ne reste plus une seule entrée pour
'La dame aux camélias', le ballet du chorégraphe américain
John Neumeier tiré du roman d'Alexandre Dumas.
Eleonora Abbagnato y interprète
Marguerite Gautier, la célèbre courtisane parisienne éprise d'Armand Duval, un client respectable.
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♦ Sur scène, elle se déplace tout en
grâce et en
légèreté, glissant de bras en bras, attirant tous les
regards. Faisant preuve d'une
technique irréprochable, elle parvient à exécuter les
figures les plus
invraisemblables tout en se maintenant en
équilibre. Une magnifique
leçon de talent, de
force et d
'interprétation. Lorsque que le rideau tombe, c'est sous un
tonnerre d'applaudissements.
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